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May
Joy Coulentianos

 

 

Postface de Jean Blot
Illustrations de Cristina Barbosa

Sur une île des Sporades, dans cette lumière de la mer Egée, Joy Coulentianos, née à Boston en 1926, compagne du sculpteur Costas Coulentianos, grecque d’adoption, nous livre un très beau et mystérieux portrait de femme. May, que nous allons suivre dans ses méandres —les tavernes, la compagnie des hommes et des morts—, quête un amour perdu avec un courage qui va jusqu’à la débauche, la compromission, au risque de se perdre.

ISBN : 9782909688848 ⋅ 188 pages, trois illustrations, 14 €

 

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Comme un étrange repli dans l’étoffe des choses ⋅
Expériences critiques
,
Hubert Haddad

 

 

En nous offrant quelques-unes de ses préférences, Hubert Haddad nous livre une sorte d’autoportrait à la manière d’Arcimboldo. On y croisera des trains, on entendra une défense du roman, on y embarquera avec Paul Wenz, on suivra Proust, Gracq, Hugo, Châteaureynaud et on vaquera dans les limbes de Modiano… Facettes d’un miroir habité et terriblement inspiré.

ISBN : 9782909688824 ⋅ 160 pages, trois illustrations, 16 €

 

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    Notes d’Amérique
    Rudyard Kipling

    Inédit en français

     


    Traduction, préface et notes de Dominique Beugras
    Illustrations de Grégoire Louis
    Collection L’Écrivain Voyageur

    En 1889, âgé de 23 ans, déjà auréolé d’une réputation de génie précoce, celui que des années plus tard Orwell nommera « le prophète de l’impérialisme britannique », Rudyard Kipling traverse le États-Unis. Il y passe quatre mois, et avec cette énergie qu’il avait déployée aux Indes en tant que jeune reporter et factotum du journal anglo-indien The Pioneer, il arpente le pays tout entier, visite San Francisco, pêche le saumon, côtoie cow-boys et industriels, traverse Yellowstone, visite les abattoirs de Chicago. Il envoie ses notes au Pioneer où elles seront publiées en bonne page avant d’être reprises dix ans plus tard en ouvrage.

    Traduit ici pour la première fois en français par Dominique Beugras.

    Éditions La Bibliothèque, 166 pages, quatre illustrations – ISBN : 782909 688817 – 17€

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    Le Lorgnon mélancolique – 24 février 2017

    Notes d’Amérique

     

    Voilà un petit livre bien singulier qui tombe à point alors que l’Amérique rejoint, retrouve à l’occasion d’une élection ses « fondamentaux ».
    Notes d’Amérique est un inédit de Rudyard Kipling traduit et publié pour la première fois en français grâce aux soins de Jacques Damade des Éditions La Bibliothèque.
    En 1889, alors âgé de 23 ans, Rudyard Kipling traverse les États-Unis en tant que jeune reporter du journal anglo-indien The Pioneer. Il arpente le pays tout entier, visite San Francisco, pêche le saumon, côtoie des cow-boys et des industriels, traverse Yellowstone, visite les abattoirs de Chicago. Ses notes sont surprenantes à plus d’un titre. C’est un « rapport d’étonnements » d’un Huron à la manière de Voltaire, d’un Usbek sorti des Lettres persanes ou plus exactement d’un Britannique pur style, droit dans ses bottes de colonialiste-impérialiste qui débarque chez d’anciens colonisés expérimentant une société d’un type nouveau qui deviendra un siècle plus tard le monde globalisé dans lequel nous vivons. Sous le regard de Kipling, à la fois attentif mais aussi bourré des préjugés d’un anglo-saxon frotté aux mœurs du sous-continent indien, surgit l’Amérique des origines, celle qu’on ne voit plus parce qu’elle s’est diluée dans l’air que nous respirons. A un moment de son récit Kipling déclare: « Une personnalité trop affirmée a toujours été un obstacle aux voyages ». Peut-être pas, car ce sont précisément les raideurs, les principes et pré-conceptions culturelles du sieur Kipling qui, par contraste, par irritation et répulsion allais-je dire – permettent de révéler la teneur même de la civilisation américaine dans tout ce qu’elle a d’irréductiblement idiosyncrasique, de rédhibitoirement insupportable aux yeux de la vieille Europe. Kipling ne voit que des natives autrement dit, dans son esprit, des « sauvages » qui s’affairent à mettre en place le capitalisme naissant dans toute sa cruauté, sa violence à l’égard des hommes (blancs, noirs, indiens) et de la nature considérée comme un Éden aux ressources infinies. C’est le grand arraisonnement du monde qui s’intensifie là sous les yeux éberlués et sceptiques de Kipling, un suractivisme débridé qui se déploie sous les augures du « progrès » (chemin de fer + électricité + téléphone). Mot fétiche que tous les américains rencontrés, interrogés par notre reporter, ressassent de façon incantatoire qu’ils soient journalistes, hommes d’affaire, prédicateurs ou simples citoyens. Le culte de l’argent atteint son point de délire selon Kipling chez la femme américaine qui n’hésite pas à déroger de son statut de « femme » pour se rendre « utile », entrer dans le jeu de la production et s’y déclasser (comme simple sténographe ou dactylo) avec une facilité et un élan déconcertants. On sera bien entendu choqué par les considérations éminemment racistes à propos de la domesticité noire, cela participe d’un habituel d’époque. Ce qui est presque comique c’est de voir notre colon des Indes opposer la douceur de la société traditionnelle indienne, sa convivialité de village à la grossièreté des foules américaines, à la brutalité des rapports sociaux (colt sous la veste, corde pour la pendaison à portée de main). Et surtout ce manque de déférence (sentiment de classe) aboli dans une nation qui sent l’odeur de magasin, ardemment égalitaire où le portier d’hôtel s’adresse à vous en mâchonnant un mauvais cigare tout en vous posant des questions indiscrètes dans un langage vulgaire plein d’argot. Shoking. Le gentlemanKipling s’offusque devant les pratiques américaines déloyales en matière de copyright (jamais respecté par les journalistes), ignobles en matière d’hygiène et de savoir-vivre (multiplication des crachoirs dans tous les lieux de vie), insolentes avec les regards francs et directs des jeunes dames, etc.
    Ce retour aux sources de l’américanité permet de saisir ces invariants qui constituent et perpétuent les fondements de la société états-unienne. Ils ont jailli à la face du monde avec l’élection de Donald Trump. Comme un retour du refoulé d’autant plus violent qu’il avait été enfoui sous des discours lénifiants ou des visions fantasmatiques confortant le déni de réel. D’où l’urgence de lire cet éclairant témoignage sur l’Amérique profonde, l’Amérique de toujours.

    « Le dimanche me procura la plus étrange expé­rience de toutes, la révélation du sommet de la barbarie, je découvris un lieu officiellement décrit comme une église. Il s’agissait en fait d’un cirque, mais la congrégation l’ignorait. Le bâtiment était rempli de fleurs, il était lui-même décoré de peluche, de chêne taché par le temps, et d’un grand luxe qui incluait des chandeliers de bronze vrillé du plus pur style gothique, parmi ces objets et une congrégation de sauvages, un homme merveilleux fit soudain son entrée, dans la confidence absolue de leur Dieu commun qu’il traitait avec familiarité et exploi­tait autant qu’un reporter aurait exploité un potentat étranger. Mais, contrairement au repor­ter, il n’autorisait jamais son auditoire à oublier que c’était lui et non pas Lui qui était le centre d’intérêt. De sa voix onctueuse et à l’aide d’images empruntées à la salle des ventes, il fai­sait surgir devant son auditoire un paradis qui ressemblait à l’hôtel Palmer House (avec toutes ses dorures en or véritable et toutes ses vitres taillées en diamant) au milieu duquel apparais­sait une créature à forte voix, fin discuteur, plein de sagacité, à qui il donnait le nom de Dieu. L’une de ses phrases retint mon oreille ravie. C’était à propos d’une question relative au juge­ment, elle était à peu près: « Non! Je vous le dis, Dieu ne traite pas ainsi les affaires. »

    Couverture Notes d’Amérique – Rudyard Kipling



    Il leur présentait une déité qu’ils pourraient comprendre, et un paradis en or et pierres pré­cieuses auquel ils pouvaient tout naturellement s’intéresser. Il lardait sa performance d’argot des rues, du comptoir, de la bourse, en disant que la religion devait entrer dans la vie de tous les jours. En conséquence, j’imagine qu’il pré­sentait la vie quotidienne à l’image de la sienne et de celle de ses amis. C’est alors que je me suis échappé pour éviter la bénédiction, ne souhai­tant pas la recevoir de telles mains. Mais le reste de l’auditoire semblait prendre plaisir à tout cela et je compris que je venais de faire la connaissance d’un prédicateur populaire. »
    Notes d’Amérique de Rudyard Kipling, traduction, préface et notes de Dominique Beugras, illustrations de Grégoire Louis, Éditions La Bibliothèque, 2017.  LRSP (livre reçu en service de presse).

    Zibeline – janvier 2017

    Le renoncement en mode de vie… un nouvel abécédaire de sagesse(s) de Michéa Jacobi
    Renoncer n’est pas un luxe

    Après deux ouvrages consacrés à ceux qui pratiquent la marche comme un art de vivre, et aux xénophiles, ces rares personnages passionnés par les autres, Michéa Jacobi décline une nouvelle fois son concept abécédaire, avec humour et éclectisme. 26 lettres, 26 vies de Renonçants, 26 manières de se soustraire au monde (ou de renoncer à le faire). Celle de Fra Filippo, florentin du XVe siècle, peintre et chapelain d’un couvent : défroqué pour l’amour d’une religieuse, il renonça au renoncement. Celle de l’érudit soufi Ibn Muhammad Abou Hamid al-Ghazali (1058-1111), si scrupuleux qu’il fut pris d’un doute à la fin de sa vie : et si la somme considérable où il détaillait le renoncement s’avérait contre-productive ? « Renoncerait-il jamais celui à qui il fallait si longuement expliquer ce qu’était le renoncement ? »

    De belles pages aussi sur Diogène (philosophe-cabot), et ses exercices d’accoutumance à ne point avoir ce qu’il souhaite, ou le troubadour Folquet, amoureux éconduit devenu inquisiteur (« on ne tord jamais assez fort le cou à ses chagrins »). Notre préféré ? L’ermite Eucher au temps de la Gaule romaine, se réfugiant avec ceux « que le siècle a brûlés » sur les îles de Lérins. Trouver du réconfort dans la beauté des paysages méditerranéens pour fuir la « négligence de la vie », comme on le comprend ! Étonnamment, celui qui a dit que le renoncement pouvait être un délice n’a pas connu grande postérité…

    Malgré son goût prononcé pour les anachorètes, Michéa Jacobi n’oublie pas les contemporains : Che Guevara, Elvis Presley figurent au sommaire, ainsi que Brigitte Bardot. Par ailleurs, c’est la seule femme du volume. Pourquoi ? Sans doute parce que la moitié féminine de l’humanité en sait long sur le renoncement, au point de s’être effacée des livres d’histoire.
    GAËLLE CLOAREC

     

     

    RENONÇANTS
    26 manières de se soustraire au monde
     
    Michéa Jacobi

    Les boxeurs raccrochent les gants, les rois abdiquent, il arrive que les papes eux-mêmes déposent leurs tiares. Elvis Presley assassine lentement Elvis Presey sur scène, Arthur Rimbaud passe du commerce des rimes à celui de l’ivoire et le troubadour Folquet de Marseille abandonne la lyre  pour se faire inquisiteur. La gloire les a élus ou ils l’ont scrupuleusement poursuivie et voilà qu’il la quitte pour devenir eux-mêmes et moins qu’eux-mêmes quelquefois. Ils triomphaient et voilà qu’ils rejoignent ceux qui n’ont même pas eu besoin de grandeur pour s’abstenir d’être grand. Ceux qui ont laissé choir le sexe, la bonne chère ou le simple plaisir de vivre, tous les anachorètes, les ermites et les sâdhu enfouis dans des fosses, perchés sur des colonnes ou cachés dans des frondaisons.

    150 pages, 8 illustrations de l’auteur, ISBN 978-2-909688-80-0 — 14 €

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    Supplément inactuel avec codicille intempestif
    au bréviaire capricieux de littérature contemporaine
     pour lecteurs déconcertés, désorientés désemparés 

    François Kasbi

    Aragon, Drieu La Rochelle, Berl, Barbey d’Aurevilly, Bloy, Claudel, Valéry, Toulet, Stendhal, Fraigneau, Nimier Gobineau… Des poètes, des hommes au singulier et en colère, en place (mais pas, toujours, la « bonne »), des imprécateurs de fort tonnage, des exilés très sédentaires (ou pas)… Des « hommes de livres » ou « de lettres » ou « tout court ». Du menu fretin, donc (ou presque)… Une balade, une invitation à les lire – ou les relire, un passage de témoin, une dette acquittée (tentative), une lecture (possible), une gourmandise (toujours), une « fraternité » (présomptueuse). Un livre donc, une certaine « géographie littéraire », qui alertera les amis – et détournera les autres… Mais puisque vous en êtes déjà là… Restez. Visitons ensemble… Vous me suivez ? Après vous…

    135 pages, 3 illustrations – ISBN 978-2-909688-79-4 – 14 €

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    Abattoirs de Chicago
    Jacques Damade

    Ville champignon, ville née du marais, d’une poignée d’Indiens au bord d’un lac, c’est cette histoire que nous allons suivre, voir le monde humain surgir d’une plaine immense et sauvage, histoire des abattoirs de Chicago, histoire troublante, inquiétante, révélatrice de ce qui nous arrive, nous entoure, nous enveloppe.

    92 pages, 3 illustrations — ISBN 978-2-909688-77-0 — 12 €

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    venise

    « Me sera-t-il permis de répéter que la bibliothèque de mon père a été le fait capital de ma vie ? La vérité est que je n’en suis jamais sorti. »

    Jorge Luis Borges

    La Bibliothèque Numérique