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Jouir-couv-1
Darwin

Jouir, vingt-six vies
consacrées à cet art

de Michéa Jacobi

Jouir, le mot explose comme une grenade. Michéa Jacobi, prince de l’abécédaire nous en montre les chemins. La succession des lettres crée des rencontres improbables et succulentes comme celle de Xaviera Hollander, call-girl et écrivain, et Yang Zhu, philosophe actif vers 350… pour le meilleur et pour le pire.

 

 

Darwin au bord de l’eau de Jacques Damade

Après Abattoirs de Chicago, le monde humain, l’interrogation se poursuit  sur ce qui est en train de nous arriver. Cette fois, ce ne sont plus les abattoirs, Chicago, mais quelques centaines de mètres de plages normandes, en compagnie de Darwin, ce biographe lacunaire de la terre.

 

HAROLD / CULTURE PROHIBEE

Ce blog est celui de l’émission radiophonique Culture Prohibée. Produite et animée par les équipes des Films de la Gorgone et de Radio Graf’HitCulture Prohibée vous invite, chaque semaine, à découvrir divers aspects de la contre-culture à travers des émis-sions thématiques (le mouvement beatnik, le polar, la presse cinéma, le rock alternatif, le giallo, etc.) et des rencontres passion-nantes (interviews de Dario Argento, Bertrand Tavernier, Philippe Nahon, Costa-Gavras, etc.). Culture Prohibée est une émission hebdomadaire d’une heure diffusée le mardi à 17H sur les ondes de Radio Graf’Hit (rediffusions le samedi à 10H et le dimanche à 23H), une radio compiègnoise (Oise) du Réseau Ferarock. L’émission est également diffusée sur d’autres antennes : Radio Active 100 FM à Toulon, Radio Ballade à Espéraza, Radio Béton à Tours, C’rock Radio à Vienne, Radio Valois Multien à Crépy en Valois , Résonance à Bourges et Radio Panik à Bruxelles.
Ce blog constitue un complément à l’émission en vous proposant des interviews inédites, des prolongements aux sujets traités à l’antenne ainsi qu’un retour détaillé sur les sorties DVD et bouquins que nous abordons « radiophoniquement ». Autre particularités du blog, vous fournir le sommaire détaillée ainsi que la playlist de chaque émission. Pour plus d’infos, vous pouvez vous connecter sur le FB de l’émission en cliquant ici. Vous pouvez écouter et télécharger l’émission sur le site des Films De La Gorgone.

jeudi 20 septembre 2018

Dans Culture Prohibée cette semaine : Emission spéciale Harold (Editions La Bibliothèque) avec Louis-Stéphane Ulysse

Retrouvez cette semaine Culture Prohibée sur les antennes de nos radios partenaires (cf. liens ci-contre dans la rubrique « Nous écouter sur votre poste de radio »).
Au programme de votre émission préférée consacrée à l’actualité de la contre-culture, une spéciale Harold (Editions La Bibliothèque) de Louis-Stéphane Ulysse, le sommaire :

Entretien entre Jérôme Pottier et Louis-Stéphane Ulysse sur Culture Prohibée

 

Harold, revuecritique, septembre 2018

Harold De @louisstephaneulysse Chez @editionslabibliotheque . Animaux profondément intelligents, les corbeaux sont doués de facultés largement mésestimées par le commun des mortels. Mais pas par Chase Lindsey, ornithologue et chasseur d’oiseau, engagé avec Harold, un corbeau dominateur, dans un chassé croisé fantastique et intriguant. Sur le tournage des Oiseaux d’Hitchcock le beau volatile éprouve une fascination pour Tippi Hedren, l’actrice malmenée par le maître du 7eme art. S’ensuit du suspens, du romantisme et tiens... un peu d’érotisme. . Roman déroutant, singulier et envoûtant, Harold s’échappe longtemps à son lecteur. On se délecte finalement de lire une plume libre et indépendante. On se laisse aller. Et on constate, une fois le livre terminé, que certaines scènes nous habitent. Un très bon signe assurément. . . . . . . . . . . . . #livrestagram #livre #book #bookstagram #hitchcock #roman #2018 #critique #lu #lire #littérature #bird #oiseau #corbeau
  • revuecritiqueHarold
    De @louisstephaneulysse
    Chez @editionslabibliotheque
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    Animaux profondément intelligents, les corbeaux sont doués de facultés largement mésestimées par le commun des mortels. Mais pas par Chase Lindsey, ornithologue et chasseur d’oiseau, engagé avec Harold, un corbeau dominateur, dans un chassé croisé fantastique et intriguant. Sur le tournage des Oiseaux d’Hitchcock le beau volatile éprouve une fascination pour Tippi Hedren, l’actrice malmenée par le maître du 7eme art. S’ensuit du suspens, du romantisme et tiens… un peu d’érotisme.
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    Roman déroutant, singulier et envoûtant, Harold s’échappe longtemps à son lecteur. On se délecte finalement de lire une plume libre et indépendante. On se laisse aller. Et on constate, une fois le livre terminé, que certaines scènes nous habitent. Un très bon signe assurément.
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Songe à ceux qui songèrent de Michéa Jacobi, vu par Alcofribas

Au carrefour

Avis sur Songe à ceux qui songèrent

Avatar Alcofribas

 publiée par Alcofribas , Sens critique

Partie intégrante de vingt-six volumes (un titre par lettre de l’alphabet) regroupant chacun vingt-six portraits (un nom par lettre de l’alphabet) autour d’un thème défini, Songe à ceux qui songèrent se place à mi-chemin, peut-être faudrait-il dire à tiers-chemin, de plusieurs traditions : celle des biographies express, celle des mélanges thématiques et peut-être celle de l’exercice de style – en gros, entre le Marcel Schwob des Vies imaginaires, le Ben Schott des Miscellanées et le Georges Perec de La vie mode d’emploi (1).
Ça pourrait être fastidieux. Ça ne l’est pas, notamment grâce au style – beaucoup plus fluide et digeste que celui de la phrase qui ouvre cette critique. L’auteur sait brosser des esquisses aussi laconiques que justes, comme lorsqu’il parle de « Yachine, la figure la plus consensuelle qu’ait jamais produite l’URSS » (p. 163-164) ou de « Robert Desnos, le moins universitaire de la bande [des surréalistes], le plus enfant des rues peut-être » (p. 29). Il alterne sans pédanterie ni effets de manche, parfois dans un même paragraphe, entre portrait particulier et digressions générales : « Au moins fait-il [Frédéric d’Urbino] en sorte de mourir à la bataille. Nous ne sommes pas toujours inférieurs à nos rêves » (p. 149).
Tout ceci est donc assez borgesien, finalement. Ce n’est pas un hasard si l’auteur de l’Histoire universelle de l’infamie est cité en toute fin d’ouvrage. Comme Borges, Michéa Jacobi à l’élégance de ne jamais sous-estimer son lecteur, ni le plaisir que ce dernier peut éprouver à s’arrêter pour réfléchir au milieu d’un bouquin comme on s’arrête dans un jardin pour respirer une fleur. Ainsi Nerval est-il qualifié de « romantique romantique, dans le sens que l’on donne aujourd’hui couramment à ce mot » (p. 106). Et tout comme chez Borges, le sérieux dans Songe à ceux qui songèrent n’exclut pas l’humour, cette autre forme de l’élégance – cf. la notice consacrée à « Jérôme Bosch, inventeur de choses bizarres ».
Du reste, il est toujours plaisant de se voir rappeler que la littérature non seulement parle des autres domaines de l’esprit humain (il y a dans Songe à ceux qui songèrent des peintres, des philosophes, des théologiens, des architectes…), mais qu’elle parle de la réalité de tous les temps. Depuis les pythagoriciens jusqu’à Donald Trump. Oui.

(1) L’ensemble s’appelle Humanitatis Elementi. Il devrait se constituer de six cent soixante-seize portraits. Le lecteur qui pratiqua autrefois le calcul mental aura remarqué qu’après les lettres W (Walking Class Heroes, 2012), X (Xénophiles, 2015) et R (Renonçants, 2016), on n’attend donc plus que vingt-deux volumes. S’il faut une autre référence, on peut penser aux 76 clochards célestes ou presque de Thomas Vinau.

« Me sera-t-il permis de répéter que la bibliothèque de mon père a été le fait capital de ma vie ? La vérité est que je n’en suis jamais sorti. »

Jorge Luis Borges

La Bibliothèque Numérique